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Burn out : quelles solutions pour le salarié ?

Le burn out (ou épuisement professionel) frappe toutes les professions qui demandent un engagement personnel fort.

 Le burn out comprend un ensemble de réactions consécutives à une situation de stress professionnel chronique (épuisement, maux de tête, douleurs dorsales...). Les symptômes peuvent aussi bien être physiques que psychologiques et peuvent évoluer vers la dépression et l'anxiété.

Le salarié victime d'un burn out doit tout faire pour préserver sa santé et peut en ce sens faire reconnaître son burn out comme maladie professionnelle.

Etape 1 : informer l'employeur et les représentants du personnel

Lorsqu'un salarié souffre de ces symptômes, il doit en informer son employeur ainis que les représentants du personnel afin que ces derniers puissent agir afin d'améliorer sa santé. L'employeur devra en outre mettre en place un système de prévention et d'information sur le burn out.

Etape 2 : consulter son médecin traitant

Le salarié peut parallèlement consulter son médecin traitant afin d'effectuer un bilan de santé. Ce bilan permettra au professionel de santé d'indentifier les causes des symptômes et éventuellement de décider d'un arrêt de travail.

Etape 3 : faire reconnaître son burn out en maladie professionnelle

Le salarié peut faire reconnaître son burn out en maladie professionelle, comme le permet la loi Rebsamen depuis 2015.

Toutefois, il est précisé que le burn out n'est pas prévu dans la liste des maladies professionnelles de la CPAM. Un dossier doit donc être adressé à cet organisme afin qu'il se prononce sur l'existence d'un lien entre la maladie et le travail.

La CPAM adresse un questionnaire au salarié et réalise une enquête.

En cas de refus de reconnaissance, un recours est possible devant la Commission de recours amiable. Puis, la procédure peut se poursuivre si nécessaire devant le Tribunal judiciaire compétent.

Le salarié dont le burn out sera reconnu comme maladie professionnelle pourra obtenir la réparation de son préjudice ainsi que l'octroi d'indemnités journalières en cas d'interruption temporaire de travail et d"une rente en cas d'incapacité permanente.

Enfin, le salarié pourra prendre acte de la rupture de son contrat de travail aux torts exclusifs de l'employeur.

Le cabinet est à votre disposition pour toute information complémentaire.

Lucille ROMÉRO

Lucille ROMÉRO est avocat au Barreau de Nice et intervient régulièrement auprès des Tribunaux des ressorts d’Antibes, Cannes, Grasse et de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence.

Elle exerce essentiellement en droit du travail, droit commercial et droit immobilier.

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